Le long d’une file de camions, dépassée par des voitures qui roulent au ralenti, une troupe d’une vingtaine de personnes malmenées par un vent glacial déboulant de la mer d’Azov s’avance à pied, traînant valises et sacs lourdement chargés. «J’avais des affaires à régler en Crimée, explique Yelena. Maintenant, je me dépêche de rentrer à la maison, en Ukraine.»Un an après l’opération éclair de l’armée russe contre les bases de l’armée ukrainienne sur la péninsule, l’annexion de la Crimée par la Russie n’est reconnue ni par l’Ukraine, ni …

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