Tout ébouriffée, Olena Malioutina fait irruption dans la petite pièce. Un grand sourire aux lèvres, elle s’enthousiasme en embrassant ses collègues de l’administration régionale, en exil à Kramatorsk. «Mission accomplie !» Elle revient tout juste de Donetsk, trois heures de route et des dizaines de barrages routiers plus au sud, au-delà de la ligne de front. Elle y a récupéré sa fille Katya, 15 ans, qui a passé les quatre derniers mois avec son père dans la capitale séparatiste. «Katya est une optimiste incorrigible, elle a tenu à aller à l’école jusqu’au dernier moment possible», taquine sa …

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