Arrivés à la fontaine de Neptune, ils hésitent encore sur les directions à prendre. Sur la place Rynok, dans le centre de Lviv, Vladimir Vladimirov, 37 ans, sa femme Natalia, 39 ans, et leur fils Ernest, 12 ans, pourraient facilement se noyer dans le flot des touristes qui parcourent la grande ville de l’ouest de l’Ukraine. Mais, pour eux, rentrer à la maison n’est plus une possibilité. Ils figurent au nombre des 1 550 réfugiés de Crimée échoués à Lviv.

«Nous ne voulions pas vivre en Russie, mais en Ukraine, explique Vladimir. Nous sommes partis le 9 …

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