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La Libre Belgique: Après la guerre du gaz, la guerre du chocolat

Article publié dans La Libre Belgique, le 21/08/2013

Alors que l’Ukraine s’efforce de souscrire à d’ultimes conditions pour signer un Accord d’Association ambitieux avec l’UE en novembre (notamment la résolution de l’épineuse affaire Timochenko), le pays se retrouve sous forte pression commerciale du « grand frère » russe. Le Kremlin semble déterminé à ne pas laisser l’Ukraine signer l’Accord, qu’il  dénonce comme une démarche « suicidaire ».

Reportage entre frontière ukraino-russe et Kiev.

Employee Chaine RoshenChocolaterie Roshen à Kiev. Photo: Jose Sanchez Nettel

Voyez par vous-même. La circulation est fluide ici. » Le poste frontière de Bachivsk, au bout de la route nationale M02 entre Kiev et Moscou, est l’un des principaux points de passage entre l’Ukraine et la Russie. Lundi dernier, Serhiy Zolotiov, chef du poste, tente de tempérer les inquiétudes. Mais avec le renfort de deux de ses sbires, il s’oppose catégoriquement à la réalisation de photos ou d’entretiens dans la zone frontalière, afin de prévenir la diffusion de toute « image négative de l’Ukraine« .

La tension est palpable. A peine quelques heures auparavant, c’étaient des centaines de camions et wagons de chemin de fer qui se heurtaient à de longs contrôles drastiques des douanes russes, à Bachivsk et ailleurs le long de la frontière. Le Kremlin avait subitement classé, le 13 août, toutes les marchandises en provenance d’Ukraine sur une liste d’importations « à risque« . Cela a marqué le début d’une guerre commerciale entre les deux voisins, tous deux membres de l’Organisation mondiale du commerce. Alors qu’environ un quart des exportations ukrainiennes sont destinées à la Russie, la Fédération des employeurs d’Ukraine estime que le pays pourrait y perdre jusqu’à 2,5 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année.

« La situation s’est débloquée tout simplement grâce à des échanges au plus haut niveau, entre le président Viktor Ianoukovitch et son homologue russe Vladimir Poutine. Ça montre bien que les produits ukrainiens ne sont pas plus dangereux maintenant qu’il y a un mois. De toutes manières, la Russie en a besoin, de nos produits !« , s’indigne Volodymyr Oliynyk, député du Parti des Régions, majoritaire à la Verkhovna Rada (Parlement), à Kiev. Bien que son parti soit réputé plus russophone et russophile que les forces d’opposition, il « regrette la conduite de la Russie, qui essaie de pousser l’Ukraine à rejoindre son Union douanière avec le Kazakhstan et la Biélorussie. Ce n’est pas une attitude civilisée entre voisins et partenaires. »

Lire le reste de l’article ici

Journaliste et voyageur, je suis un Européen d'origine française et observateur insatiable de la composition, décomposition et recomposition du continent. Depuis 2011 en Ukraine, je suis en permanence sur les routes, afin de suivre les évolutions et révolutions qui secouent ce pays. L'occasion d'affiner mon regard sur les différences - et ressemblances - qui font cette autre Europe.

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